samedi 26 mai 2007

Un Hôpital du plaisir

jeudi 24 mai 2007
Un hôpital du plaisir à Ouaga

http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=20951

Aujourd'hui, grâce aux progrès de la science, les femmes victimes de l'excision ont la possibilité de dissimuler les stigmates de cette pratique affreuse, et même retrouver le sens du plaisir, par la reconstitution de leur clitoris à travers une technique chirurgicale réparatrice mise en place par le chirurgien français Pierre Foldès. Cette opération est possible depuis 2006 au Burkina. Seulement, son coût est assez élevé (76 000 F CFA). Ainsi, afin de permettre à toutes les femmes de bénéficier, facilement, de cette technique, l'Association voix féminine de l'épanouissement (AVFE), qui oeuvre pour l'épanouissement de la femme et de la jeune fille, a entrepris la construction d'un hôpital du nom de: "Hôpital du plaisir".

La cérémonie officielle de la pose de la première pierre de cet hôpital aura lieu le samedi 26 mai prochain à Matourkou à Bobo Dioulasso. L'hôpital aura pour vocation d'aider gratuitement les femmes victimes de l'excision à retrouver le sens du plaisir. Le projet est soutenu par une association américaine du nom de "Clitoraid".

lundi 11 décembre 2006

Mutilation génitale féminine: la réalité

- chaque année, 2 millions de filles dans le monde sont victimes de MGF: 6000 par jour, 5 par minutes;
- plus de 135 millions de femmes et de jeunes fillettes à travers le monde ont été affectée par la MGF;
- la mutilation se fait normalement entre l'âge de 4 à 12 ans;
- MGF constitue, à part les meurtres, est une des formes les plus extrêmes de violence contre les femmes;
- MGF peut causer beaucoup de complications, comme: saignement sévères, difficulté et douleurs lors de la pénétration et l'accouchement, et peut même entraîner la mort.

CRIONS HAUT ET FORT POUR QUE CETTE VIOLENCE CESSE !

vendredi 8 décembre 2006

Témoignage de A... après la réparation de son clitoris.

Quelle belle aventure !!!!!!!!!!!!!!!
La première fois j’ai su que cette opération était possible, je me suis dit « Ouf enfin on est sauvé, nous les femmes victimes de cette barbarie qu’est l’excision.

Et j’ai eu ce privilège de restaurer mon clitoris le 18 mars 2006. Oui psychologiquement je suis très satisfaite car j’ai retrouvé un organe très précieux et suis une femme entière maintenant et très épanouie.

Juste 2 semaines après l’opération, j’ai commencé à avoir des sensations en me douchant et en faisant ma toilette. Oui c’était très bon et très sensible quand je touchais à ce point bien précis.
Après ma guérison, j’ai commencé à apprivoiser ce nouvel organe en moi en me caressant et je sentais d’autres sensations très agréables en moi. Il faut se dire que c’est difficile de comparer avant et après et psychologiquement il faut se préparer à explorer ce nouvel organe et aider son partenaire à le découvrir aussi.

Moi qui étais très sensible malgré mon handicap, j’avoue que maintenant je suis très sensible. Avant je pouvais faire un mois sans avoir de désir sexuel et pour arriver à créer ce désir en moi, il fallait me préparer psychologiquement assez longtemps et un long moment de préliminaire avant de faire l’amour.

Depuis 3 mois, ma vie sexuelle est plus épanouie, j’ai tout le temps de désir sexuel et pendant l’acte sexuel, je n’ai plus la moindre douleur mais au contraire beaucoup de plaisir et d’orgasme très intense. Rien qu’en y pensant j’ai des sensations de bonheur et de plaisir intense. J’aime beaucoup regarder mon bijou et le caresser souvent. Je me donne du plaisir tout le temps que je sois seule ou avec mon partenaire qui m’aide beaucoup à me découvrir.

Si c’était à reprendre, je ne me ferai pas prier !!!!!!!!!!!

Merci à la science

mercredi 6 décembre 2006

Mutilation génitale féminine: crime contre l'humanité

La conférence des sommités musulmanes réunies à l'université Azhar du Caire, les 22 et 23 novembre dernier, ont officiellement classé l'excision du clitoris comme une agression punissable et un crime contre l'humanité!

L'autorité de ces Mufti, Scheik et professeurs est suffisamment grande pour avoir un impact certain sur le terrain. Il s'agira désormais de diffuser cet édit dans les 33 pays concernés.

L'organisme responsable de ce remarquable succès, Target, (
contact@target-human-rights.com) a fondé sa stratégie sur une approche pro-musulmane pour arriver à ses fins. Je crois que nous allons devoir nous intéresser de près aux méthodes de ce groupe allemand.

A la journée internationale contre les mutilations génitales féminines, ARTE télévision diffusera une émission spéciale sur le merveilleux travail de cet organisme TARGET.

"La chose = campagne contre un tabou". Le 6 février 2007, ARTE 8h40pm

jeudi 30 novembre 2006

En Egypte, les musulmans prêchent contre l'excision

Lors d'une conférence sur l'excision en Egypte, des érudits musulmans ont
appelé les gouvernements à appliquer leurs lois interdisant les mutilations
génitales féminines (MGF) et à punir ceux qui pratiquent cette coutume,
indique la BBC. Les MGF sont surtout répandues en Afrique sub-saharienne, en Egypte et dans certaines zones d'Oman et du Yémen.

mercredi 29 novembre 2006

La gouverneure générale du Canada lutte contre l'excision

Au Mali, la quasi-totalité des femmes ont été excisées, dans des conditions d'hygiène souvent exécrables.

En visite dans ce pays tout récemment, la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a pu constater qu'une aide canadienne, bien que modeste, a permis de convaincre plusieurs villages d'abandonner cette coutume, profondément enracinée.

Mme Jean a tenu à rencontrer Yaguéré Tembely, ingénieure-agronome à la tête de l'ONG Yagtou. En quelques années, Mme Tembely a complètement changé la vie des femmes de 97 villages du pays dogon.

Haissa Yalcoué, une dame qui pratiquait des excisions comme sa mère et sa grand-mère l'avaient fait avant elle, raconte qu'elle était totalement ignorante des graves conséquences de cette pratique traditionnelle, jusqu'au jour où elle a rencontré Yaguéré Tembely.
« Après les excisions, il y avait souvent des filles qui saignaient. Il y en a même qui sont mortes devant moi. Mais moi, je croyais que c'était l'oeuvre de mauvais esprits », explique-t-elle.
Lorsqu'elle a réalisé qu'elle était responsable du décès de beaucoup de fillettes, elle a immédiatement accroché ses couteaux. Elle milite maintenant activement contre l'excision, en faisant le tour des villages pour en dénoncer les ravages.